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Agent de voyages vs conseiller en voyages : quelle différence au Québec?

Vous cherchez la différence entre un agent de voyages et un conseiller en voyages? La réponse dépend du contexte. Dans le langage courant et dans plusieurs offres d'emploi, les deux expressions peuvent désigner la personne qui conseille la clientèle et effectue des réservations. Dans le cadre réglementaire québécois, elles ne désignent toutefois pas la même chose.

L'Office de la protection du consommateur distingue l'agent de voyages, soit le titulaire du permis qui exploite ou représente l'agence, du conseiller en voyages, soit la personne qui traite directement avec les clients pour cette agence. Le premier assume les obligations liées au permis et à l'exploitation de l'entreprise. Le second doit normalement détenir un certificat, agir pour une seule agence et respecter les procédures de celle-ci.

Cette nuance change la réponse à une question fréquente : faut-il devenir agent de voyages ou conseiller en voyages pour commencer? Pour la majorité des débutants qui veulent conseiller des clients, vendre des forfaits, réserver des croisières ou travailler à distance, le parcours visé est celui de conseiller en voyages. Ouvrir sa propre agence constitue une étape différente, avec un permis, des exigences financières et des responsabilités supplémentaires.

Ce guide compare les deux statuts, leurs obligations, leur formation, leur travail quotidien et leur mode de rémunération. Il explique aussi le rôle du conseiller externe et le parcours offert après la formation d'AcadémieDeVoyage.ca.

Comparaison entre agent de voyages et conseiller en voyages au Québec

Réponse rapide : quelle est la différence?

La comparaison la plus utile est la suivante :

ÉlémentAgent de voyagesConseiller en voyages
Sens réglementaire au QuébecTitulaire d'un permis général ou restreint qui exploite ou représente une agencePersonne qui traite directement avec les clients pour une agence
Autorisation principalePermis d'agent de voyages délivré par l'OPCCertificat de conseiller en voyages délivré par l'OPC
Lien avec l'agenceExploite l'agence ou agit comme titulaire du permisEmployé de l'agence ou lié à elle par contrat exclusif
Relation avec les clientsPeut aussi traiter avec les clients selon les certificats requisConseille, vend, réserve et assure le suivi des dossiers
PaiementsL'agence gère les sommes selon ses obligations, notamment le compte en fidéicommisRemet les reçus requis et fait déposer les sommes perçues dans le compte de l'agence
Modèle de rémunérationRevenus et dépenses de l'entreprise; aucune garantie de bénéficeSalaire, commission ou partage de commission selon le statut et l'entente
Parcours habituel d'un débutantCe n'est généralement pas la première étapeParcours le plus direct pour commencer à conseiller et vendre

La réponse courte à « agent de voyages vs conseiller en voyages » est donc : les mots sont parfois synonymes dans l'usage, mais les statuts juridiques sont différents au Québec.

Pourquoi les deux titres sont-ils souvent confondus?

La confusion vient du fait que le vocabulaire du public, celui du marché du travail et celui de la réglementation ne sont pas parfaitement identiques.

Sur Québec.ca, la profession CNP 64310 porte le nom officiel « conseillers/conseillères en voyages ». La même page classe toutefois « agent/agente de voyages » et « conseiller/conseillère en voyages » parmi les appellations d'emploi possibles. Une agence peut donc publier un poste d'agent de voyage alors que les tâches correspondent à celles d'un conseiller : accueillir un client, établir son profil, expliquer des destinations, construire un itinéraire, vendre un forfait et effectuer la réservation.

L'OPC utilise une distinction plus précise pour déterminer qui doit détenir un permis et qui doit détenir un certificat. Dans ses pages destinées aux professionnels :

  • l'agent de voyages est associé à l'agence et au permis;
  • le conseiller en voyages traite directement avec les clients;
  • le conseiller externe est un conseiller lié par contrat exclusif à une seule agence.

Il ne faut donc pas corriger automatiquement une personne qui dit « je veux devenir agent de voyage ». Cette expression est courante et comprise. Il faut plutôt lui expliquer que, pour vendre légalement dans le cadre habituel d'une agence québécoise, le statut recherché sera généralement celui de conseiller en voyages.

Qu'est-ce qu'un agent de voyages au sens de l'OPC?

Au Québec, une entreprise qui organise ou offre d'organiser des voyages et qui réserve notamment de l'hébergement ou du transport pour des clients doit généralement détenir un permis d'agent de voyages. L'OPC distingue le permis général de certains permis restreints.

Le permis général vise l'exploitation habituelle d'une agence qui offre des voyages individuels ou de groupe et réserve des services touristiques. L'obligation peut aussi s'appliquer à une entreprise qui vend uniquement sur le Web. Le fait de ne pas avoir de comptoir physique n'élimine donc pas automatiquement les exigences.

Le titulaire du permis doit encadrer l'exploitation de l'agence. Selon les activités et la structure, ses responsabilités peuvent notamment concerner :

  • le maintien du permis et des renseignements officiels;
  • les exigences relatives au gérant d'agence;
  • le compte en fidéicommis;
  • le cautionnement et le fonds de roulement;
  • les reçus et documents remis aux clients;
  • la publicité;
  • la tenue de livres;
  • le lieu d'exploitation;
  • l'encadrement des conseillers liés à l'agence;
  • le respect de la Loi et du Règlement sur les agents de voyages.

Le mot « agent » ne signifie donc pas simplement « meilleur vendeur » ou « conseiller expérimenté ». Il désigne un rôle commercial et réglementaire plus large. Un excellent conseiller peut gérer une clientèle importante sans être lui-même titulaire d'un permis d'agence. Inversement, le fait de détenir ou de gérer une agence ne remplace pas les compétences nécessaires pour conseiller correctement un voyageur.

Pour une personne qui souhaite éventuellement créer sa propre entreprise, il faut distinguer deux projets :

  1. apprendre à conseiller et vendre des voyages;
  2. exploiter une agence avec les permis, systèmes, contrôles et obligations correspondants.

Le premier projet peut mener au second, mais il n'est pas nécessaire d'ouvrir une agence pour développer une carrière dans le voyage. L'article sur les différents types d'agences de voyages permet de mieux comprendre les modèles possibles. Si votre objectif est réellement l'entrepreneuriat, consultez aussi le guide sur la façon d'ouvrir une agence de voyages après avoir acquis de l'expérience.

Qu'est-ce qu'un conseiller en voyages?

Le conseiller en voyages est la personne qui traite directement avec la clientèle. Il écoute le projet, précise les besoins, recherche les produits, explique les conditions, prépare une proposition, obtient l'autorisation de réserver et assure le suivi du dossier.

Selon Québec.ca, ses tâches peuvent notamment comprendre :

  • accueillir le client et établir son profil;
  • fournir de l'information sur les destinations, les transports, l'hébergement, les coutumes, les devises et les coûts;
  • planifier des itinéraires pour des particuliers ou des groupes;
  • effectuer des réservations;
  • vendre des billets et des forfaits;
  • promouvoir des destinations et des produits;
  • effectuer les suivis administratifs;
  • remettre ou transmettre les documents;
  • développer une clientèle.

Dans la pratique, le travail exige beaucoup de précision. Le conseiller doit vérifier les noms, les dates, les aéroports, les catégories de chambre, les inclusions, les échéances et les conditions d'annulation. Il doit distinguer une demande spéciale d'un service confirmé et signaler clairement les éléments non remboursables.

Le conseiller ne vend pas sous son propre permis lorsqu'il travaille pour une agence. Il agit dans le cadre de l'agence qui l'emploie ou avec laquelle il a une entente exclusive. Les systèmes, méthodes de paiement, reçus, règles de publicité et procédures de dossier doivent correspondre à ce cadre.

Au Québec, le conseiller doit normalement détenir un certificat de l'OPC lorsqu'il exerce des activités liées à la vente de voyages pour une agence titulaire d'un permis général. L'OPC indique une exception pour les personnes liées à une agence qui détient un permis restreint, mais cette situation ne correspond pas au parcours habituel d'un conseiller qui vend des forfaits, croisières et circuits pour une agence générale.

Permis d'agent ou certificat de conseiller : ce n'est pas le même document

Le permis d'agent de voyages autorise l'exploitation des activités visées par le permis de l'agence. Le certificat de conseiller en voyages autorise une personne à exercer les activités liées à la vente pour l'agence à laquelle elle est liée.

Cette différence entraîne plusieurs conséquences concrètes.

Le certificat appartient au conseiller

Le conseiller crée son dossier auprès de l'OPC, réussit l'examen applicable, paie les droits et renouvelle son certificat chaque année. Il doit signaler les changements à ses coordonnées ou à son lien professionnel.

Le conseiller doit avoir un seul lien d'agence

L'OPC précise qu'un conseiller doit agir exclusivement pour l'agence qui l'emploie ou avec laquelle il a un contrat. Il ne peut pas utiliser le certificat pour réserver simultanément sous les permis de plusieurs agences.

L'agence doit détenir son propre permis

Le conseiller ne peut pas remplacer le permis de l'agence par son certificat personnel. Une entreprise qui vend des voyages doit vérifier si ses activités exigent un permis général ou restreint.

Un certificat ne crée pas une agence personnelle

Le conseiller externe peut développer sa clientèle et organiser son horaire, mais il continue d'agir pour l'agence liée. Il ne peut pas présenter les paiements, la publicité ou les réservations comme s'ils relevaient d'une agence distincte non titulaire d'un permis.

Conseiller salarié ou conseiller externe : deux façons d'exercer

Le certificat de conseiller peut être utilisé dans deux situations courantes : comme employé d'une agence ou comme conseiller externe lié par contrat.

Le conseiller salarié

Le conseiller salarié travaille généralement selon l'horaire, les méthodes et la structure de l'employeur. Sa rémunération peut inclure un salaire et, selon l'agence, des primes ou commissions. Il peut recevoir des demandes provenant du comptoir, du téléphone, du site de l'agence ou de clients déjà établis.

Ce modèle peut convenir à une personne qui recherche :

  • un cadre de travail défini;
  • une supervision directe;
  • une rémunération horaire;
  • des procédures uniformes;
  • une équipe présente au quotidien.

L'employeur peut exiger une formation, une expérience ou des compétences particulières même lorsqu'aucun diplôme précis n'est imposé par la procédure de certificat de l'OPC.

Le conseiller en voyages externe

L'OPC décrit l'« agent extérieur » comme un conseiller en voyages lié par contrat exclusif à une seule agence et qui travaille généralement hors de ses locaux. Dans le langage de l'industrie, on parle souvent de conseiller externe.

Ce modèle peut offrir davantage de flexibilité, mais il n'élimine pas les obligations. Le conseiller externe doit :

  • conserver un certificat valide;
  • agir uniquement pour l'agence liée;
  • suivre les procédures de réservation et de paiement;
  • faire sa publicité pour le compte de cette agence;
  • documenter correctement les dossiers;
  • assurer les suivis promis aux clients;
  • développer sa clientèle si l'agence ne fournit pas de demandes.

Le travail à domicile ne permet pas automatiquement de recevoir les clients chez soi. L'OPC précise qu'un conseiller ne peut recevoir des clients à son domicile à moins qu'un duplicata du permis de l'agence ait été délivré pour un établissement situé à cette adresse. Pour comprendre cette formule en détail, consultez le guide Qu'est-ce qu'un agent de voyage externe?

Le bon choix dépend moins du titre que du statut recherché. Une personne qui veut un horaire fixe et un salaire devrait examiner les postes internes. Une personne qui souhaite bâtir progressivement une clientèle et travailler à distance peut préférer l'entente de conseiller externe, en acceptant une rémunération plus variable et la responsabilité de générer ses propres ventes.

Les responsabilités du conseiller envers le client

La différence entre agent de voyages et conseiller en voyages ne doit pas faire oublier le cœur du métier : le conseiller demeure responsable de la qualité de son intervention et du respect des procédures.

Qualifier le besoin

Avant de proposer un produit, il faut connaître les dates, le budget, l'aéroport de départ, le nombre de voyageurs, l'âge des enfants, les préférences, les besoins d'accessibilité et la tolérance aux escales ou aux changements. Une proposition qui ne tient pas compte des critères essentiels n'est pas un véritable conseil.

Présenter clairement le produit

Le conseiller doit expliquer ce qui est inclus et exclu, les conditions importantes, les échéances de paiement et les restrictions. Il ne doit pas présenter une demande spéciale comme une garantie ni minimiser une politique non remboursable.

Obtenir une autorisation précise

Avant de confirmer, les noms, dates, services et montants doivent être validés. Le client doit comprendre ce qu'il autorise. Une trace écrite facilite le suivi et réduit les ambiguïtés.

Traiter correctement les paiements

Lorsqu'un conseiller reçoit un paiement, l'OPC exige notamment qu'un reçu soit remis et que les sommes soient déposées dans le compte en fidéicommis de l'agence. Le conseiller externe ne doit pas détourner les paiements vers un compte personnel.

Remettre les documents

Le reçu doit être établi au nom de l'agence et contenir les renseignements prescrits. Les documents de voyage doivent être transmis dans les délais applicables. Le conseiller doit aussi vérifier que le client sait quels documents personnels il doit obtenir, sans garantir une décision gouvernementale.

Assurer le suivi

Le travail ne se termine pas au paiement. Il faut surveiller les échéances, transmettre les changements, remettre les documents et orienter le client lorsqu'un fournisseur modifie un service. La journée type d'un conseiller en voyages illustre cette dimension moins visible du métier.

Quelle formation faut-il pour devenir conseiller en voyages?

Le texte précédent de cette page laissait entendre qu'un DEP était généralement obligatoire. Cette affirmation est inexacte.

Québec.ca répertorie plusieurs parcours de formation liés au métier, dont un DEP en conseil et vente de voyages, certaines AEC et des DEC en techniques de tourisme. Ces programmes peuvent être pertinents selon l'objectif d'emploi. Toutefois, les étapes publiées par l'OPC pour une première demande de certificat ne mentionnent pas l'obligation de détenir un DEP, un DEC ou un diplôme universitaire précis.

Cela ne signifie pas qu'il est prudent de commencer sans apprendre le métier. L'examen de l'OPC vérifie la connaissance des lois et règlements applicables; il ne remplace pas une formation pratique sur :

  • la qualification du client;
  • les forfaits, hôtels, vols, croisières et circuits;
  • la lecture des conditions;
  • les outils de recherche et de réservation;
  • la préparation d'une proposition;
  • les paiements et documents;
  • les commissions;
  • le suivi avant, pendant et après le voyage;
  • le développement d'une clientèle.

Une formation d'agent de voyage au Québec sert donc à apprendre le travail. L'examen et le certificat servent à satisfaire aux exigences réglementaires. Ce sont des étapes complémentaires, pas interchangeables.

Les personnes sans diplôme spécialisé peuvent consulter le guide Devenir agent de voyage sans diplôme. Une agence reste libre d'établir ses propres critères d'affiliation ou d'embauche.

Comment obtenir le certificat de conseiller en voyages?

Au 22 juillet 2026, le parcours officiel comprend les étapes suivantes.

1. Créer un dossier auprès de l'OPC

La première étape consiste à créer un dossier dans le service de gestion du certificat. L'OPC attribue alors un numéro commençant par CCV, nécessaire pour l'inscription à l'examen.

2. S'inscrire à l'examen administré par l'ITHQ

L'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec est mandaté pour administrer l'examen. L'ITHQ indique qu'il se déroule en ligne, sous surveillance vidéo et audio, en français ou en anglais. Sa durée affichée est d'une heure et son coût est de 71 $ par personne.

3. Réussir l'examen

Le résultat est transmis immédiatement, sous réserve de la conformité du rapport de surveillance. L'examen porte sur le cadre applicable au secteur du voyage. Il ne constitue pas un test complet de vente ou de systèmes de réservation.

4. Se lier à une agence

Après la réussite de l'examen, le candidat doit établir le lien requis avec un agent de voyages. L'OPC indique que le certificat permet d'exercer tant que la personne est employée par l'agent de voyages ou possède avec lui un contrat de service exclusif.

5. Payer les droits de délivrance

Les droits de première délivrance affichés par l'OPC sont de 72 $ jusqu'au 30 juin 2027. Ils sont indexés le 1er juillet de chaque année. Après la réussite de l'examen, le candidat dispose d'un maximum de deux ans pour payer les droits et se lier à une agence; sinon, il devra réussir un nouvel examen.

6. Renouveler chaque année

Le certificat doit être renouvelé annuellement. Les droits de renouvellement affichés sont de 36 $ jusqu'au 30 juin 2027, puis sont sujets à indexation.

Avant d'entreprendre les démarches, consultez les pages consacrées au certificat de conseiller en voyages de l'OPC et à l'examen de conseiller en voyages administré par l'ITHQ. Les montants et procédures doivent toujours être confirmés directement auprès des organismes officiels.

Affiliation des étudiants à Voyage VAZEE après la formation

Le parcours d'AcadémieDeVoyage.ca est conçu pour relier l'apprentissage à un cadre d'exercice réel. Un diplômé d'AcadémieDeVoyage.ca est automatiquement affilié à Voyage VAZEE dès qu'il obtient le certificat requis, sans demande, sans étape d'acceptation de l'agence et sans évaluation.

Cela ne signifie pas qu'un étudiant peut commencer à vendre immédiatement après avoir regardé les modules. L'affiliation est acquise dès l'obtention du certificat, mais son activation administrative peut nécessiter certaines démarches courantes, notamment :

  1. l'obtention du certificat OPC lorsque celui-ci est exigé;
  2. la signature de l'entente d'affiliation habituelle;
  3. la remise des documents demandés;
  4. le respect des obligations réglementaires applicables;
  5. l'intégration et l'activation des accès;
  6. le respect des politiques de Voyage VAZEE.

L'affiliation donne accès au cadre de l'agence selon l'entente en vigueur. Elle ne constitue pas automatiquement un emploi salarié et ne garantit ni clients, ni ventes, ni revenu. Le conseiller doit respecter les procédures de l'agence et développer sa clientèle selon son modèle d'activité.

Cette continuité évite toutefois une question fréquente chez les débutants : « Où trouver une agence après la formation? » Dans ce parcours, l'affiliation à Voyage VAZEE est automatique dès l'obtention du certificat requis; seules les démarches d'activation administrative restent à compléter.

Les outils sont-ils différents selon le rôle?

Le conseiller utilise les outils de recherche, de réservation, de facturation et de suivi autorisés par son agence. Le titulaire ou le gestionnaire de l'agence sélectionne et encadre ces environnements, mais les tâches quotidiennes sont souvent réalisées par les conseillers.

Selon l'agence et les fournisseurs, les outils peuvent inclure :

  • SIREV pour rechercher et réserver certains forfaits;
  • Sabre Vacations ou d'autres environnements de forfaits;
  • des portails directs de fournisseurs;
  • Expedia TAAP pour les produits accessibles dans ce programme;
  • un système de gestion des dossiers et de facturation;
  • des outils de relation client, de signature ou de paiement autorisés.

Il ne suffit pas de connaître le nom du logiciel. Le conseiller doit savoir vérifier les conditions, interpréter les résultats, choisir le bon fournisseur, documenter l'autorisation et rattacher correctement la réservation au dossier.

Les interfaces évoluent, et toutes les agences n'utilisent pas les mêmes systèmes. Une bonne formation enseigne donc à la fois la logique du processus et les outils disponibles dans son environnement. Pour approfondir cet aspect, consultez le guide sur l'utilisation de SIREV et la comparaison SIREV, Sabre Vacations et Galileo Vacations.

Salaire, commissions et revenus : ce qui change vraiment

Le titre utilisé ne détermine pas, à lui seul, la rémunération. Le statut de salarié, de conseiller externe ou de propriétaire d'agence a davantage d'effet.

Rémunération d'un conseiller salarié

Québec.ca affiche, pour la profession CNP 64310, un salaire horaire minimum de 17,88 $, un salaire médian de 24,00 $ et un maximum de 36,06 $. Ces données reposent sur la moyenne des salaires de 2023 à 2025 et couvrent plusieurs appellations et milieux de travail. Elles ne constituent pas une offre salariale ni une garantie.

Un poste salarié peut aussi prévoir une commission, une prime ou des avantages, selon l'employeur.

Rémunération d'un conseiller externe

Le conseiller externe est généralement rémunéré selon l'entente avec l'agence. Il peut recevoir une part de la commission ou du profit effectivement reconnu sur ses dossiers. Le montant dépend notamment :

  • du produit vendu;
  • de la commission accordée par le fournisseur;
  • du partage prévu au contrat;
  • du moment où le fournisseur paie;
  • des annulations, rappels de commission ou ajustements;
  • des frais prévus à l'entente;
  • du volume et de la qualité des ventes.

Le prix total payé par le client n'est pas le revenu du conseiller. Certaines commissions sont versées après le voyage. Une vente peut aussi être modifiée ou annulée. Il est donc trompeur de présenter le métier avec une formule « plus vous vendez, plus vous gagnez » sans expliquer le délai, le partage et les risques d'ajustement.

Revenus d'une agence

Une agence reçoit les commissions et autres revenus prévus dans ses ententes, mais elle assume aussi ses dépenses, obligations, systèmes, garanties, administration et risques d'entreprise. Le chiffre d'affaires n'est pas le bénéfice du propriétaire.

Pour une analyse détaillée, consultez les pages sur la commission des conseillers en voyages et le salaire moyen d'un agent de voyage.

Agent de voyages ou conseiller : quel parcours choisir?

La plupart des personnes qui découvrent le métier ne doivent pas choisir immédiatement entre deux carrières complètement séparées. Elles doivent décider si elles veulent d'abord conseiller des clients ou exploiter une agence.

Choisissez le parcours de conseiller si vous voulez :

  • apprendre la vente et la gestion de dossiers;
  • travailler comme employé ou conseiller externe;
  • utiliser le cadre et les permis d'une agence existante;
  • commencer progressivement, parfois à temps partiel;
  • développer une spécialisation et une clientèle;
  • acquérir de l'expérience avant d'envisager la gestion.

La page Comment travailler en agence de voyages? compare les environnements, tandis que le guide sur le rôle de conseiller à temps partiel explique les exigences de disponibilité et de suivi.

Découvrir tous les avantages concrets de ce choix de carrière? Consultez aussi le guide sur les avantages de devenir conseiller en voyages.

Envisagez l'exploitation d'une agence si vous voulez :

  • assumer les obligations du permis;
  • gérer les systèmes, finances et procédures;
  • encadrer des conseillers;
  • maintenir le compte en fidéicommis et les contrôles applicables;
  • accepter les coûts et risques d'une entreprise réglementée;
  • être responsable de la conformité globale de l'agence.

L'expérience comme conseiller est utile avant de prendre cette responsabilité, même si elle ne remplace pas les exigences officielles.

Pour un débutant, la voie la plus simple à comprendre est donc : se former, réussir l'examen, obtenir le certificat, s'affilier à une agence et apprendre à gérer correctement des dossiers. L'ouverture d'une agence peut être évaluée plus tard.

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Les compétences communes aux deux environnements

Même si les responsabilités réglementaires diffèrent, l'agence et le conseiller dépendent de compétences communes.

Rigueur

Une erreur de nom, de date ou de produit peut être coûteuse. Les vérifications doivent être systématiques.

Communication

Le professionnel doit expliquer les conditions sans jargon, annoncer les limites d'un produit et confirmer les décisions par écrit.

Vente consultative

Le rôle consiste à faire avancer une décision adaptée au client, pas simplement à envoyer une liste de prix. Il faut comprendre les priorités et présenter les compromis.

Service après-vente

Les modifications, annulations, changements de vols et imprévus font partie du métier. Le suivi influence directement la confiance du client.

Organisation

Chaque dossier comporte des échéances, paiements, documents et tâches. Un système fiable est indispensable.

Développement commercial

Un conseiller externe doit généralement créer sa visibilité, demander des recommandations et fidéliser sa clientèle. Le guide pour trouver des clients comme conseiller en voyages approfondit ce travail.

Ces compétences expliquent pourquoi une personne passionnée par les voyages n'est pas automatiquement prête à vendre. La passion aide à apprendre, mais la méthode protège le client et le professionnel.

Erreurs fréquentes à éviter

Croire qu'« agent » est automatiquement un grade supérieur

Dans une offre d'emploi, agent et conseiller peuvent être deux appellations de la même profession. Dans la réglementation québécoise, agent renvoie au titulaire du permis. Il ne s'agit pas d'une progression de titre fondée seulement sur l'ancienneté.

Confondre formation et certification

Une formation privée enseigne le métier. L'ITHQ administre l'examen. L'OPC délivre le certificat. L'agence fournit le cadre d'exercice. Aucun de ces éléments ne remplace les autres.

Se présenter comme une agence indépendante

Un conseiller externe agit pour l'agence à laquelle il est lié. Sa publicité, ses reçus et ses paiements doivent respecter ce cadre.

Recevoir des paiements dans un compte personnel

L'OPC exige que les sommes perçues soient déposées dans le compte en fidéicommis de l'agence. Utiliser un compte personnel contournerait les procédures et protections applicables.

Recevoir des clients à domicile sans autorisation

Travailler de la maison et recevoir des clients chez soi sont deux réalités différentes. Le duplicata de permis requis pour un établissement à domicile doit être vérifié avec l'agence et l'OPC.

Promettre des revenus ou des voyages gratuits

Les commissions varient et peuvent être payées après le départ ou le retour. Les voyages de familiarisation et tarifs d'industrie dépendent de critères. Rien de cela ne devrait être présenté comme automatique.

Questions fréquentes

Agent de voyages et conseiller en voyages, est-ce la même chose?

Dans le langage courant et certaines offres d'emploi, les deux titres peuvent désigner le même métier. Dans le cadre de l'OPC au Québec, l'agent de voyages est associé au permis de l'agence, tandis que le conseiller traite directement avec les clients et détient normalement un certificat.

Quel titre dois-je viser pour commencer?

Si vous voulez conseiller des clients, vendre des voyages ou travailler à distance pour une agence, le parcours visé est généralement celui de conseiller en voyages.

Faut-il un permis pour être conseiller?

Le conseiller n'a pas besoin de détenir personnellement le permis général de l'agence. Il doit normalement posséder un certificat valide et être lié à une agence titulaire du permis approprié.

Faut-il un certificat pour ouvrir une agence?

L'exploitation d'une agence exige un permis et des démarches distinctes. Les exigences relatives au gérant et au traitement direct avec les clients doivent aussi être vérifiées auprès de l'OPC. Un certificat de conseiller seul ne suffit pas à ouvrir une agence.

Un conseiller externe est-il indépendant de toute agence?

Non. L'OPC le décrit comme un conseiller lié par contrat exclusif à une seule agence. Il peut être autonome dans l'organisation de son activité, mais il exerce dans le cadre de cette agence.

Peut-on travailler pour deux agences en même temps?

Le cadre présenté par l'OPC exige que le conseiller agisse exclusivement pour l'agence qui l'emploie ou avec laquelle il a un contrat. Il doit donc avoir un seul lien d'agence actif.

Peut-on travailler de chez soi?

Oui, selon le modèle et les procédures de l'agence. Le conseiller ne peut toutefois pas recevoir des clients à son domicile sans le duplicata de permis requis pour un établissement à cette adresse.

Un DEP est-il obligatoire?

Les étapes de première demande publiées par l'OPC ne mentionnent pas l'obligation d'un DEP précis. Des programmes professionnels et collégiaux existent, et une agence peut imposer ses propres critères. Une formation pratique demeure nécessaire pour apprendre le travail.

Quelle est la différence entre la formation, l'examen et le certificat?

La formation enseigne les produits, la vente, les outils et la gestion des dossiers. L'examen vérifie la connaissance du cadre légal applicable. L'OPC délivre ensuite le certificat lorsque les conditions sont remplies.

Combien coûte le certificat?

Au 22 juillet 2026, l'ITHQ affiche 71 $ pour l'examen. L'OPC affiche 72 $ pour une première délivrance et 36 $ pour le renouvellement jusqu'au 30 juin 2027. Ces montants sont sujets à changement et doivent être vérifiés directement auprès des organismes.

Combien de temps dure l'examen?

L'ITHQ affiche une durée d'une heure. Il se déroule en ligne sous surveillance vidéo et audio.

Les étudiants sont-ils affiliés à Voyage VAZEE?

Oui. Un diplômé d'AcadémieDeVoyage.ca est automatiquement affilié à Voyage VAZEE dès qu'il obtient le certificat requis, sans demande, sans acceptation de l'agence et sans évaluation. Seule l'activation administrative — entente habituelle, documents, conformité réglementaire, intégration et politiques de l'agence — reste à compléter.

Cette affiliation garantit-elle un emploi?

Non. L'affiliation fournit le cadre d'agence prévu par l'entente. Elle ne garantit ni statut salarié, ni clients, ni ventes, ni revenu.

Qui reçoit les paiements du client?

Le conseiller agit pour l'agence. L'OPC exige notamment la remise d'un reçu et le dépôt des sommes perçues dans le compte en fidéicommis de l'agence. Les modalités techniques doivent suivre les procédures de celle-ci.

Un conseiller peut-il utiliser SIREV ou Sabre?

Cela dépend des accès et outils de l'agence. La formation peut enseigner leur logique, mais les identifiants professionnels et les produits disponibles relèvent de l'environnement de l'agence.

Quel est le salaire d'un conseiller?

Québec.ca affiche actuellement un salaire horaire médian de 24,00 $ pour la profession CNP 64310, selon la moyenne de 2023 à 2025. Un conseiller externe fonctionne plutôt selon son entente de commissions; aucun revenu ne peut être garanti.

Peut-on devenir propriétaire d'agence plus tard?

Oui, à condition de satisfaire aux exigences applicables au permis, à la gestion et à l'exploitation. L'expérience comme conseiller peut préparer au projet, mais ne remplace pas ces obligations.

Conclusion : deux termes proches, deux responsabilités différentes

La comparaison agent de voyages vs conseiller en voyages n'oppose pas simplement un vendeur débutant à un professionnel plus expérimenté. Au Québec, la distinction principale porte sur le cadre légal : l'agent de voyages est associé au permis et à l'exploitation de l'agence; le conseiller est la personne certifiée qui traite directement avec les clients pour cette agence.

Dans le marché du travail, les deux expressions peuvent encore apparaître comme des appellations du même poste. Il faut donc regarder les tâches et le statut, pas seulement le titre affiché.

Pour la majorité des personnes qui veulent entrer dans l'industrie, le parcours concret consiste à suivre un cours d'agent de voyage, apprendre les opérations, réussir l'examen, obtenir le certificat et rejoindre une agence. Le guide pour devenir agent de voyage détaille toutes ces étapes.

Un diplômé d'AcadémieDeVoyage.ca est automatiquement affilié à Voyage VAZEE dès qu'il obtient le certificat requis, sans demande ni acceptation de l'agence; seule l'activation administrative reste à compléter. Il peut alors exercer dans le cadre de l'agence, développer ses compétences et bâtir sa clientèle sans devoir ouvrir immédiatement sa propre agence.

Edvin Cerimagic a fondé AcadémieDeVoyage.ca en 2009. Propriétaire de Voyage Vazee, il a conçu cette formation pour présenter le fonctionnement concret du métier, les outils de réservation, les commissions et les responsabilités associées aux dossiers clients.

Signature d'Edvin Cerimagic, fondateur d'AcadémieDeVoyage.ca

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