Rédigé par Edvin Cerimagic, fondateur de l'Académie de Voyage · Publié le · Mis à jour le
Pour devenir agent de voyage au Québec, le parcours officiel comporte cinq étapes : comprendre le cadre, créer son dossier auprès de l'OPC, réussir l'examen administré par l'ITHQ, se lier à une agence autorisée, puis obtenir son certificat de conseiller en voyages. Aucun diplôme précis n'est exigé par l'OPC, mais une préparation sérieuse réduit les erreurs de départ et augmente les chances de réussir l'examen dès la première tentative.
Le cadre officiel distingue l'agence qui détient un permis et le conseiller en voyages qui détient un certificat et exerce dans cette structure. C'est un parcours réglementé, avec des responsabilités concrètes et des frais à prévoir. Voici chaque étape en détail, avec les sources officielles et les options de formation à comparer honnêtement.
Comment devenir agent de voyage au Québec : les étapes du parcours de formation et de certification, selon l'Académie de Voyage.
Le parcours en bref
1. Comprendre le métier et choisir la bonne formation.
2. Créer son dossier auprès de l'OPC et obtenir le numéro CCV.
3. Se préparer et réussir l'examen administré par l'ITHQ.
4. Se lier par emploi ou contrat de services à une agence autorisée.
5. Demander et payer le certificat de conseiller en voyages.
Agent de voyages ou conseiller en voyages : quelle différence?
Au Québec, la distinction importante est juridique. L'agent de voyages au sens de l'entreprise est l'agence qui détient un permis. Le conseiller en voyages est la personne qui détient le certificat et qui exerce dans cette structure, ou qui y est rattachée comme conseiller externe. Dans le langage courant, les deux expressions se mélangent souvent, mais la page de l'OPC distingue bien le permis d'agence, le certificat du conseiller et les responsabilités de chacun. Comprendre cette différence dès le départ évite beaucoup de confusion quand vient le moment de choisir une formation, une agence ou un mode de travail.
1. Comprendre le métier et choisir la bonne formation
Avant de penser au certificat, il faut comprendre ce qu'un conseiller fait au quotidien : conseiller, chercher, comparer, réserver, documenter, gérer les imprévus et suivre les dossiers. C'est aussi le moment de choisir une formation pour devenir agent de voyage qui correspond à votre réalité. Certaines personnes veulent surtout réussir l'examen; d'autres veulent surtout apprendre le métier. Les deux dimensions comptent, parce qu'un examen réussi ne garantit pas encore la maîtrise des réflexes du terrain.
La formation en ligne de l'Académie de Voyage a justement été conçue pour couvrir ces deux dimensions : apprendre concrètement le métier de conseiller en voyages et se préparer au cadre réglementaire ainsi qu'à l'examen de l'OPC. Consultez notre cours d'agent de voyage pour découvrir en détail le contenu de la formation.
2. Créer son dossier auprès de l'OPC et obtenir le numéro CCV
L'OPC encadre la certification du conseiller en voyages. Le dossier doit être constitué selon les exigences officielles et le numéro CCV demandé. Les démarches et formulaires doivent toujours être vérifiés sur le site de l'OPC, car ce sont les règles qui font foi. Si vous voulez une page dédiée à cette étape, voyez aussi notre contenu sur le certification et examen OPC. Cette étape est importante parce qu'elle permet de partir sur des bases correctes avant l'examen et avant le rattachement à une agence.
3. Se préparer et réussir l'examen administré par l'ITHQ
L'examen officiel est administré par l'ITHQ pour l'OPC. Il porte sur le cadre réglementaire et la protection du consommateur. La meilleure stratégie consiste à étudier le manuel officiel, puis à réviser avec des exercices, un plan de travail et des rappels ciblés. La page ITHQ et la page de l'OPC doivent être votre référence, pas des résumés trouvés ailleurs. Une préparation sérieuse permet surtout de relier la théorie à des situations concrètes : quelles informations vérifier, quoi documenter, quand demander une confirmation et comment éviter les erreurs de conformité.
4. Se lier par emploi ou contrat de services à une agence autorisée
Pour exercer légalement, il faut travailler pour une agence autorisée ou être lié à elle par contrat de services lorsque le statut le permet. C'est ici qu'intervient la question du conseiller en voyages externe. Ce mode de travail convient à ceux qui veulent plus d'autonomie, souvent depuis la maison, mais il ne supprime ni les obligations ni le besoin d'une agence de rattachement. Il faut aussi comprendre que l'autonomie administrative s'accompagne de responsabilités supplémentaires : organisation, suivis, communication et respect des procédures de l'agence.
5. Demander et payer le certificat de conseiller en voyages
Une fois l'examen réussi et l'agence trouvée, il reste à demander le certificat de conseiller en voyages et à payer les frais exigés par l'OPC. C'est la dernière étape administrative avant de pouvoir exercer. Les frais changent parfois, donc il faut toujours confirmer les montants sur les pages officielles avant de faire la demande. Cette étape conclut le parcours de base, mais elle ne remplace pas l'apprentissage continu nécessaire pour rester efficace avec les clients et les fournisseurs. Pour le détail des démarches, consultez notre page sur le certificat de conseiller en voyages OPC.
Quelle formation choisir?
Format
Durée
Objectif
Type de personne visée
Préparation au métier
Préparation à l'examen
Autoformation avec le manuel officiel
Variable
Comprendre la matière réglementaire
Autonome et disciplinée
Mieux pour l'examen que pour la pratique
Bonne pour la réglementation, faible pour le métier
Formation courte en ligne
Quelques heures à quelques semaines
Structurer l'apprentissage et gagner du temps
Débutant pressé ou personne en reconversion
Bonne base pratique si le contenu est sérieux
Bonne si elle inclut cas concrets et révision
Formation de l'Académie de Voyage
À votre rythme
Apprendre le métier et préparer l'examen
Personne qui veut un parcours guidé et pratique
Oui, centrée sur le terrain
Oui, si vous révisez aussi le cadre officiel
DEP
Long
Former à un métier plus large ou différent selon l'établissement
Personne souhaitant un cursus complet
Variable selon le programme
Variable : à vérifier selon les cours exacts
AEC ou DEC
Long
Approche académique plus large du tourisme
Personne qui veut un parcours collégial
Oui, selon le programme
Indirecte : l'examen doit tout de même être préparé
Cette comparaison est volontairement simple : elle aide à choisir, mais elle ne remplace pas la lecture détaillée des programmes officiels et du contenu réel proposé par chaque établissement. Dans les faits, le bon format dépend surtout de votre point de départ, du temps que vous pouvez investir et du niveau de soutien dont vous avez besoin pour avancer sans vous éparpiller.
Combien de temps et combien cela coûte-t-il?
Tarifs vérifiés le 20 juillet 2026. Le coût total dépend de la formation choisie, puis des frais officiels de l'examen et du certificat. Il faut aussi tenir compte des frais d'agence ou d'affiliation selon votre parcours. Autrement dit, le budget ne se limite pas au prix d'un cours : il faut additionner la formation, les démarches officielles et, selon votre situation, les coûts liés à votre rattachement professionnel.
Formation
Académie de Voyage : 149 $ promotionnel, 299 $ régulier, + taxes. Accès aux modules selon les conditions de l'offre, À votre rythme.
Sources : OPC, ITHQ, Gouvernement du Québec. Voir la section « Sources officielles » en bas de page. Les montants affichés ici servent de repères pratiques, mais la confirmation finale doit toujours venir des pages officielles.
Salaire et revenus
Les données du Gouvernement du Québec donnent un salaire horaire allant de 17.88 $/h à 36.06 $/h, avec un médian de 24.00 $/h. Cette référence concerne surtout le travail salarié. Selon le poste, l'expérience et l'employeur, la rémunération peut varier. Ce repère est utile pour se faire une idée du marché, mais il ne dit pas tout sur la réalité de chaque agence.
Pour un conseiller en voyages qui travaille comme externe, le sujet est différent : les commissions d'un conseiller dépendent de l'agence, du contrat, du volume de ventes et des produits réservés. Aucun revenu ne doit être promis. La prudence est donc essentielle quand on compare un statut salarié à une activité basée sur des commissions.
Peut-on travailler de la maison?
Emploi salarié
Certaines agences offrent un poste en succursale ou à distance, avec horaires et cadre plus stables.
Conseiller externe
Le conseiller en voyages externe peut travailler à domicile selon son contrat, mais doit gérer sa clientèle, ses horaires et ses responsabilités professionnelles.
Travailler de la maison demande aussi de l'organisation, des outils numériques fiables et une bonne communication avec l'agence qui vous rattache. Il faut pouvoir suivre ses demandes, garder ses dossiers à jour et répondre rapidement aux besoins des clients sans compter uniquement sur la présence physique d'une équipe.
Tâches et compétences nécessaires
Écoute et service à la clientèle
Recherche et conseil personnalisé
Réservations et suivi des dossiers
Assurances et documentation
Ventes et relance commerciale
Gestion des imprévus et des changements
Outils technologiques et portails B2B
En pratique, ces compétences se développent avec la lecture de cas concrets, la répétition des processus et la compréhension du cadre réglementaire. La formation est utile parce qu'elle permet de relier les tâches à des situations réelles plutôt que de simplement retenir des définitions. Le logiciel SIREV, par exemple, fait partie des outils que beaucoup de conseillers apprennent à maîtriser au quotidien.
Comment l'Académie de Voyage peut vous préparer
Prix actuel : 149 $ promotionnel, au lieu de 299 $.
Modules visibles : contenu structuré pour apprendre le métier, comprendre le cadre légal et réviser l'examen officiel.
Inclus : manuel, vidéos, rythme flexible, accès illimité et préparation au métier et à l'examen.
Non inclus : l'examen officiel, les frais gouvernementaux, le certificat et l'affiliation à une agence.
La formation peut aussi servir de fil conducteur si vous revenez aux études après une pause : elle aide à répartir l'effort, à revoir les notions importantes et à garder une progression claire jusqu'à l'examen.
Choisir une agence uniquement selon le pourcentage
Un partage élevé sur une commission faible ou mal documentée peut être moins avantageux qu'un partage inférieur avec de bons fournisseurs et un soutien fiable. Avant de signer, comparez le pourcentage de commission, les fournisseurs disponibles, le soutien, les outils, les frais, les conditions de paiement, les obligations contractuelles, la formation continue et l'accompagnement offert.
Dans le cas des diplômés de l'Académie de Voyage, l'affiliation automatique à Voyage VAZEE permet de poursuivre vers la pratique du métier avec une structure de commission pouvant évoluer de 50 % à 80 %, selon les conditions applicables. Cela ne signifie toutefois pas qu'un conseiller devrait choisir une agence uniquement sur le pourcentage : les outils, les fournisseurs, le soutien, les frais et les conditions du contrat sont tout aussi importants.
Promettre ce que le fournisseur ne garantit pas
Une catégorie de chambre, un siège ou une heure de transfert ne sont pas toujours garantis. Utilisez les formulations exactes et conservez la preuve de ce qui a été confirmé.
Encaisser en dehors des procédures
Les paiements et reçus doivent suivre les règles de l'agence et les obligations de l'OPC. Ne jamais utiliser un compte personnel ou un lien de paiement improvisé.
Négliger la prospection
Un certificat n'amène pas de clients. Réservez du temps chaque semaine à la visibilité, au suivi et à la fidélisation — particulièrement crucial dans le modèle externe.
Questions fréquentes
Il faut suivre une formation sur le métier et le cadre réglementaire, créer son dossier auprès de l'OPC et obtenir un numéro CCV, réussir l'examen administré par l'ITHQ, puis se lier par emploi ou contrat de services à une agence de voyages titulaire d'un permis avant de demander le certificat de conseiller en voyages auprès de l'OPC.
Non, l'OPC n'exige pas un diplôme précis pour obtenir le certificat. Le parcours officiel passe plutôt par la compréhension du cadre, la réussite de l'examen, puis le rattachement à une agence autorisée avant la délivrance du certificat. Une formation reste utile pour apprendre le métier, gagner en méthode et réduire les erreurs de départ.
Une formation privée n'est pas présentée par l'OPC comme une condition officielle d'inscription à l'examen : le manuel officiel contient l'information nécessaire pour répondre au questionnaire. Dans les faits, une formation structurée reste utile pour apprendre le métier au quotidien et réviser le cadre réglementaire visé par l'examen.
Oui. L'examen est administré par l'ITHQ pour le compte de l'OPC et porte sur le cadre réglementaire ainsi que sur la protection du consommateur. Sa réussite est une étape obligatoire du parcours, avant la demande du certificat de conseiller en voyages. Il peut être passé avant de trouver une agence, le rattachement intervenant ensuite pour compléter la demande.
Il est surtout exigeant parce qu'il touche à des règles, des responsabilités et de la conformité. La difficulté varie selon votre expérience et votre méthode d'étude. En pratique, les personnes qui travaillent avec le manuel officiel, des révisions régulières et des exercices de rappel ont plus de chances de bien structurer leur préparation.
Le certificat est l'autorisation personnelle délivrée par l'OPC à la personne qui traite directement avec des clients pour des activités liées aux voyages, que ce soit comme employée d'une agence titulaire d'un permis ou comme conseillère externe liée par contrat de services exclusif à une seule agence. Il se distingue du permis d'agence, détenu par l'entreprise.
Oui. La formation se suit entièrement en ligne, à votre rythme, sans obligation de présence physique. L'examen de l'ITHQ et les démarches auprès de l'OPC ne dépendent pas non plus d'un lieu précis. Une fois certifié, le statut de conseiller externe permet aussi d'exercer depuis chez soi, selon le contrat conclu avec l'agence de rattachement.
Oui, mais pas de façon isolée : il faut être lié à une agence autorisée et exercer dans le cadre prévu par cette relation. Le travail à domicile convient particulièrement aux conseillers externes qui peuvent gérer leurs appels, suivis, recherches et réservations à distance, tout en restant responsables devant l'agence qui les rattache.
Selon le Gouvernement du Québec, le salaire horaire d'un conseiller salarié se situe entre 17.88 $/h et 36.06 $/h, avec un médian de 24.00 $/h. Un conseiller externe est plutôt rémunéré par commission, dont le pourcentage varie selon l'agence, le contrat et le volume de ventes. Aucun revenu précis ne peut être promis dans les deux cas.
Non. Le salaire d'un poste salarié peut être consulté comme repère, mais il dépend du marché, de l'employeur, du poste et de l'expérience. Pour un conseiller externe, les commissions sont encore plus variables, parce qu'elles dépendent du contrat, du volume de ventes, des fournisseurs et des produits réservés. Aucun montant ne peut être promis sérieusement.
Comparez le pourcentage de commission, les fournisseurs disponibles, le soutien offert, les outils, les frais, les conditions de paiement, les obligations contractuelles, la formation continue et l'accompagnement. Le pourcentage seul ne doit jamais être le seul critère : une commission élevée mal soutenue peut valoir moins qu'un partage inférieur avec de bons fournisseurs et un service fiable.
La commission dépend de l'agence, du contrat, du volume annuel de ventes et des produits réservés : aucun taux fixe ne s'applique à l'ensemble du marché. Pour les diplômés de l'Académie de Voyage affiliés automatiquement à Voyage VAZEE, la structure de commission peut évoluer de 50 % à 80 % selon le volume de ventes, sans qu'aucun revenu ne soit garanti.
Non. La formation sert à préparer l'examen et la pratique, mais elle ne remplace pas l'évaluation officielle administrée par l'ITHQ pour l'OPC. Il faut donc distinguer l'apprentissage, la préparation à l'examen et les démarches administratives qui suivent.
Le meilleur point de départ est souvent de clarifier votre objectif : voulez-vous surtout réussir l'examen, changer de carrière ou travailler comme conseiller en voyages externe? À partir de là, vous pouvez choisir une formation, réviser le cadre officiel, puis avancer vers l'examen et l'affiliation à une agence.
Souvent, oui en pratique, mais cela dépend du contrat. Ce statut donne plus d'autonomie qu'un poste salarié, mais il implique aussi de gérer davantage de choses soi-même : son organisation, ses suivis, sa clientèle et parfois une partie de sa prospection. Il faut donc lire l'entente avec attention.
Oui. Les frais affichés ici sont repris de sources officielles et centralisés pour faciliter la mise à jour. Cela dit, il faut toujours confirmer les montants sur l'OPC et l'ITHQ avant de soumettre une demande, parce qu'un tarif ou un formulaire peut changer.
Oui. Les diplômés de l'Académie de Voyage qui obtiennent leur certificat de l'OPC sont affiliés automatiquement à Voyage VAZEE, sans démarche ni évaluation supplémentaire, sous réserve des conditions applicables (réglementation de l'OPC, permis et politiques de l'agence). La structure de commission peut évoluer de 50 % à 80 % selon le volume de ventes et l'entente en vigueur, mais le pourcentage ne doit pas être le seul critère de choix d'une agence.
À propos de l'auteur : Edvin Cerimagic a fondé l'Académie de Voyage en 2009. Son parcours dans l'industrie comprend une expérience en agence et une reconnaissance répétée comme Agent of the Year, avec cinq distinctions rapportées. Son angle éditorial reste pratique : expliquer le métier sans promettre ce qui ne peut pas l'être.